Et si nous français, devenions aussi des aspirateurs de talents européens ?

Dans la course à la compétitivité mondiale, il y a un pays en Europe que tout le monde regarde avec envie voire jalousie, c’est l’Allemagne. En dehors de considérations sur l’organisation du travail et de la qualité des produits qui permet de belles exportations (et pourtant l’euro est cher !), il y a un aspect peu connu : l’Allemagne étant consciente de son problème démographique (taux de fécondité 1.42, moins bien que la Chine à 1.47) prend déjà les devants : ils recrutent des talents partout en Europe.
Un très bon article de la Tribune explique cela pour les professions manuelles (électricien, plombier, …). Même si cet exemple semble localisé, le phénomène est général. De par nos activités en Europe de l’Est, nous savons que l’Allemagne est aussi très attractives dans le domaine des technologies de l’information et des telecoms : chaque année, des cabinets de recrutement Allemand viennent faire “leur marché en ligne” en Roumanie, en Pologne, … .
Derrière ce besoin accru de ressources, il y a un certain pragmatisme, la communication se fait dans la langue qui est le plus petit dénominateur commun, l’anglais. Puis, bien sur il y a des cours d’Allemand.

Vous me voyez venir maintenant ? Oui ! Dans nos expériences sur le marché français, nous sentons un moindre intérêt à faire appel à des spécialistes et des expert Java, .Net, PhP qui ne seraient pas francophones. Certes, nous ne sommes pas les champions du monde des langues étrangères, mais il y aurait tout intérêt même dans les domaines des services informatiques à recourir davantage à des spécialistes Européens non francophone et faire l’effort de l’Anglais : élargir le panel de candidats possibles surtout quand on connait les exigences actuelles, faire entrer l’international dans l’entreprise avant de la rendre internationale justement en s’appuyant sur ces personnes qui pourraient aller ouvrir par la suite des filiales, être capable de répondre directement sur des dossiers internationaux.

Je sais que ce discours peut être difficile en particulier pour les SSII qui ont la barrière de la validation client et pour lesquels il va falloir justifier des compétences exceptionnelles. Toutefois, la compétitivité d’une entreprise vient aussi de sa capacité à trouver vite la bonne personne avec les bonnes compétences, et rapidement opérationnelle. Dans un contexte de chômage quasi-nul pour les informaticiens et aussi avec des déserts d’informaticiens dans certaines régions de France malgré la présence d’entreprises innovantes, ne pas avoir la ressource est synonyme de pertes de contrat.
Et parce que à terme, on souhaite aussi que notre collègue Espagnol, Polonais, Anglais, Roumain, Allemand… apprenne aussi notre belle langue, sachez que le DIF peut aussi s’appliquer à des cours de français. :)

 

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